Le Parti radical se réunit samedi pour "oser réfléchir "
PARIS, 10 mai 2006 (AFP) - Associé à l'UMP, mais aussi plus ancienne formation politique française, le Parti radical se réunit samedi pour "oser réfléchir" et vanter une "méthode radicale" particulièrement bienvenue dans une France qui a besoin d'être "apaisée" selon ses dirigeants.
Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, et André Rossinot, maire de Nancy, co-présidents de ce parti qui a dominé la IIIème République avant de se scinder en 1972, ont présenté mercredi à la presse le programme de cette journée, appelée "Printemps des idées".
A leurs côtés, Renaud Dutreil, ministre des PME.
"Nous sommes une start-up de la vie politique", a assuré M. Rossinot, en détaillant la recette radicale : "une bonne idée, quelques hommes doués".
Le Parti radical, qui se dit "loyal au président" et "loyal à l'UMP", est lié à cette formation par un contrat signé en 2002 et qu'il s'apprête à rediscuter. Il devrait faire samedi des propositions "fortes" en matière de proportionnelle, a promis le maire de Nancy.
La "méthode radicale", a-t-il insisté, "a été mise en application par nos ministres": "écoute, respect, tolérance, dialogue approfondi". Ce qui n'a pas été "nécessairement le cas" pour le CPE, a glissé M. Borloo.
Sa formation revendique 25 parlementaires (6 sénateurs, 19 députés). "Nous recrutons", s'est réjoui M. Rossinot.
La journée de réflexion de son parti tombe au milieu des remous de Clearstream ? "Laissons ces affaires se dénouer", a-t-il soupiré. "Que la justice fasse vite et bien", a souhaité M. Dutreil.
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Borloo fait un bilan : il reste "beaucoup à faire"
PARIS, 14 mai 2006 (AFP) - Jean-Louis Borloo, co-président du Parti radical, associé à l'UMP, a fait dimanche à Paris le bilan des quatre années écoulées en affirmant qu'il restait "beaucoup à faire", se positionnant ainsi, selon ses amis, pour Matignon.
Depuis la réélection de Jacques Chirac, "il y a eu de grandes mutations", a affirmé le ministre de la Cohésion sociale, qui clôturait un colloque de deux jours de son parti, intitulé "Le printemps des idées".
Il a mis en avant les réformes des retraites, de l'Assurance maladie, l'assouplissement des 35 heures, la modernisation de la loi dite de modernisation sociale pour les seniors, la baisse du chômage, les moyens accrus pour la police...
Mais "devant nous, il reste beaucoup à faire", a affirmé le ministre, en évoquant la professionnalisation des études, la famille du XXIè siècle, la relance européenne, la réconciliation industrie et écologie.
M. Borloo, qui a cité trois fois le nom de Jean-Pierre Raffarin et pas un seule fois celui de Dominique de Villepin, a également affirmé que la France avait "besoin d'apaisement".
"Les radicaux peuvent y concourir, par leur vision fédérative de l'action publique", a-t-il assuré.
"De ces valeurs humanistes que nous portons doit émerger +le nouveau souffle+ qui donnera sens à l'action politique (...) La France a besoin de ce nouveau souffle républicain et radical", a-t-il également soutenu.
Jean-Louis Borloo, actuel numéro cinq du gouvernement, est devenu co-président du Parti radical en décembre 2005, aux côtés d'André Rossinot, maire de Nancy.

